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Hypertension artérielle et diabète novembre 12, 2008

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Ce qu’il faut savoir

 

Des chiffres ¦ à 130/80 mmHg. Ceci  tient au fait que la présence d’un diabète confère classiquement au patient en cause un niveau de risque cardiovasculaire élevé et que, donc, une prise en charge active va de toutes façons s’imposer rapidement. Il est donc impératif d’évaluer le risque cardiovasculaire absolu chez un patient présentant conjointement une HTA et un diabète, car si l’on se réfère aux stratifications proposées par la Société Européenne d’HTA (EHS) ou la Haute Autorité de Santé (HAS), on est amené d’emblée à considérer le niveau de risque du diabétique hypertendu comme élevé; c’est-à dire comportant une probabilité supérieure à 20% sur 10 ans de faire un accident cardiovasculaire grave, fatal ou non. Par conséquent, la coexistence d’une HTA et d’un diabète augmente substantiellement le risque de complications macrovasculaires telles l’accident vasculaire cérébral, les cardiopathies ischémiques infarctus du myocarde), l’insuffisance cardiaque et l’artériopathie des membres inférieurs, contribuant ainsi à l’excès de mortalité cardiovasculaire.

 

Par ailleurs, selon l’étude britannique Prospective Diabetes Study (UKPDS), à chaque réduction de la pression artérielle systolique de 10 mmHg, le risque de toutes les complications liées au diabète est réduit de 12%, la mortalité liée au diabète de 15%, l’infarctus du myocarde de 11% et les complications microvasculaires de 13%. Si l’HTA chez le diabétique de type 1 est essentiellement rapportée aux complications microvasculaires du diabète, à savoir la néphropathie diabétique qui affecte 30% des DT1 dont 75% vont développer une HTA, l’HTA chez le diabétique type 2 est surtout liée à l’insulino-résistance, et donc à l’hyperinsulinisme qui en résulte, rencontrés chez ce type de patient. Cette compréhension des mécanismes physiopathogéniques de l’HTA chez le diabétique permet, ainsi de mieux appréhender la survenue de l’HTA.

 

Ces données concernant les complications cardiovasculaires du diabète et leurs interactions avec l’HTA ont amené à établir des recommandations concernant les niveaux de pression artérielle (PA) chez les diabétiques: une valeur de PA < 130/80 mmHg doit être obtenue chez les diabétiques hypertendus et une PA <125/75 mmHg chez les patients protéinuriques. Malheureusement, ces objectifs ne sont atteints que chez 11% des diabétiques, malgré tout l’arsenal thérapeutique dont disposent les médecins. Cet échec tient à plusieurs facteurs, notamment: – la non-compliance des patients – la non-observance du traitement qui suppose dans la relation médecin-patient un volet éducatif personnalisé très concret (informations sur l’HTA, ses complications et son traitement, négociation des objectifs ainsi que des moyens et du temps nécessaire pour les atteindre, et enfin suivi de ces objectifs avec des outils tels le carnet de suivi, l’automesure qui peuvent largement y contribuer).L’observance suppose une véritable relation de confiance entre le médecin et son patient, ainsi qu’une coordination entre les différents acteurs de santé intervenant autour du patient hypertendu. La prise en charge de l’HTA chez le diabétique nécessite: – des associations thérapeutiques chez la plupart des patients hypertendus pour atteindre l’objectif tensionnel en privilégiant les Inhibiteurs de l’Enzyme de Conversion (IEC) et les Antagonistes des écepteurs del’Agiotensine 2 (ARA 2).

 

- une modification des habitudes de vie (règles hygiéno-diététiques) recommandées chez tous les patients hypertendus (régime yposodé, perte de poids, arrêt du tabagisme, activité physique modulée…)

- une motivation impérative du patient hypertendu. Dans cet horizon peu reluisant, une note d’optimisme pouvant constituer une source de motivation tant chez le patient diabétique hypertendu que chez le praticien, nous est fournie par les résultats d’une méta-analyse de 61 études prospectives regroupant un million de patients. Celle-ci  atteste que la baisse de 2 mmHg seulement de la pression artérielle systolique, confère une réduction de 7% du risque de mortalité par cardiopathie ischémique et une réduction de 10% du risque de mortalité par accident vasculaire cérébral.

 

* Professeur de médecine interne   diabétologie à l’EHU d’Oran

 

Comment éviter les lésions du pied novembre 12, 2008

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La prise en charge du diabète de type 2 : toute une stratégie

 

Moment du diagnostic. Il est donc impératif de réaliser un dépistage du prédiabète ou du diabète chez toutes les personnes à risque car seul un traitement précoce et intensif permet de diminuer le taux des complications. Quelles sont ces personnes à risque ?

Ce sont : les personnes présentant un surpoids ou ayant un parent diabétique, les femmes ayant accouché d’un enfant pesant plus de 4 kg, les hypertendus, les personnes présentant des problèmes cardiaques, les personnes ayant un taux de cholestérol anormal.

Le dépistage du diabète repose essentiellement sur le dosage de la glycémie.

 

3) Le traitement doit être intensif et permanent

Dans les années 2000, il y eut une sorte de prise de conscience collective devant le constat d’échec relatif des traitements, malgré la disponibilité des moyens médicamenteux et de surveillance. En effet, seulement 33% des diabétiques aux USA obtenaient des HbA1c inférieurs à 7% (examen de sang qui renseigne sur l’équilibre glycémique des 3 mois précédant le prélèvement) et seulement 25% avaient une HbA1c au-dessous de 6,5% en Europe. Dans les pays en voie de développement, les quelques études réalisées

ça et là révélaient des chiffres encore plus alarmants. Les causes d’échec ont été identifiées. Elles dépendent aussi bien de la  disponibilité du traitement, que du malade, que du médecin lui-même. Le manque d’observance constitue la première cause d’échec

du traitement du diabète de type 2. C’est quoi l’observance ? C’est le comportement selon lequel la personne prend son traitement médicamenteux avec l’assiduité et la régularité optimales, selon les conditions prescrites et expliquées par le médecin. Selon des études, 20 à 50% des patients ne viennent pas aux rendez-vous médicaux et 50% des patients ne suivent pas à la lettre les prescriptions et les conseils de leurs médecins (c’est la non-observance). La mauvaise observance est source de dégradations de l’équilibre glycémique et du bilan lipidique, comme le montre une étude récente effectuée aux Etats-Unis. En outre, une mauvaise observance accroît le risque d’hospitalisation et les coûts de santé. La disponibilité des médicaments ne se pose pas dans notre pays, mais il faut souligner que l’insuline fait désormais partie du traitement du diabète de type 2. Elle doit être acceptée par le malade, qui souvent la refuse en considérant qu’elle est synonyme de gravité. Le médecin a sa part dans l’échec thérapeutique s’il accepte un équilibre glycémique médiocre, alors qu’il est possible de l’améliorer (c’est l’inertie médicale)

. Quels objectifs le traitement hypoglycémiant (qui baisse la glycémie) doit atteindre ?

La fédération internationale du diabète recommande : HbA1c < 6,5 % Glycémie à jeun <1 g/l (5,5 mmol/l) Glycémie postprandiale à 2h < 1,40 g/l (7,8 mmol/l)

La glycémie à jeun doit être située entre 0,80 g/l et 1g/l La glycémie postprandiale, c’est la glycémie prise 2 heures après le début du repas.

Le dosage de l’HbA1c doit être réalisé tous les 3 mois, il est considéré comme normal entre 6 et 7%.

 Qu’appelle-t-on éducation du diabétique ?

Il s’agit de toutes les connaissances acquises par le malade concernant sa maladie. L’éducation du malade est considérée comme un acte thérapeutique. Dans certains pays (Allemagne par exemple), elle est remboursée par la sécurité sociale.

Elle est assurée par des éducateurs (infirmier, diététicienne) ou le médecin lui même. Elle peut s’adresser à un groupe de malades ou être individuelle. Elle permet au patient de participer activement à son traitement en adaptant les doses des médicaments, en  surveillant son régime alimentaire, en sachant faire face aussi bien aux hypoglycémies (baisse du sucre dans le sang) qu’aux  hyperglycémies. L’éducation offre au malade son autonomie. Conclusion : le diabète de type 2 peut être prévenu, il doit être dépisté précocement, il doit être traité d’une façon active. Le malade joue un rôle important dans la prise en charge de sa maladie.

Plusieurs études ont montré l’intérêt de baisser le glycémie chez le diabétique en fonction des objectifs ci-dessus. L’abaissement de 1% de l’HbA1c réduit le risque de rétinopathie (complications au niveau des yeux) de 17 à 21%, de néphropathie (atteinte rénale) de 24 à 33%, d’atteinte vasculaire de 16%. Tous ces chiffres doivent inciter les malades à un meilleur contrôle glycémique.

* Professeur de médecine interne-diabétologie à l’EHU d’Oran

 

Le Quotidien d’Oran : Le diabète novembre 12, 2008

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Le Quotidien d’Oran

Mercredi 12 novembre 2008

Par le Pr M. Belhadj *

 

Le diabète de type 2 représente 85 à 90% de tous les types de la maladie. 80% des patients sont obèses et sont de plus en plus  jeunes (le plus jeune diabétique présentant un type 2 est âgé de 8 ans).  Ce type de diabète est préoccupant par sa progression rapide à l’échelle mondiale. Cette progression est expliquée par la mauvaise alimentation (régime déséquilibré riche en graisses et en sucre),  la sédentarité (on bouge de moins en moins, on emprunte facilement les moyens de transport), la longévité (en Algérie par exemple, l’espérance de vie est passée de 57 ans à 74 ans en moins de 50 ans), la vie stressante et probablement d’autres facteurs. Ce diabète   constitue un réel problème de santé publique. La stratégie de sa prise en charge repose sur : la prévention primaire, le dépistage, le traitement intensif et permanent. En d’autres termes, il faut réduire le nombre de diabétiques, poser un diagnostic précoce et éviter ou réduire les complications de la maladie.

 

1) Prévention primaire du diabète de type 2

Des essais cliniques randomisés (sujets tirés au sort) de prévention menés dans différents pays (Chine, Finlande, USA) ont comparé interventions non pharmacologiques (régime diététique et/ou activité physique) et interventions pharmacologiques (utilisation de médicaments pour maigrir). L’analyse de ces différentes études a montré qu’il était possible d’éviter le diabète de type 2 en  encourageant une perte de poids de 7% à 10% du poids corporel et la pratique d’une activité physique modérée. Les interventions les  plus efficaces et exposant à moins d’effets indésirables pour la prévention du diabète chez les personnes à risque élevé sont les interventions visant à modifier les habitudes de vie. La lutte contre l’obésité par une hygiène alimentaire et la pratique de l’exercice physique doit être enseignée à l’école primaire. Les médicaments qui font maigrir ne sont pas recommandés, ils sont même dangereux.

 

2) Pourquoi dépister le diabète de type 2 ?

La maladie est insidieuse, elle évolue à bas bruit plusieurs années (10 à 12 ans),

avant sa découverte par la pratique d’un dosage de la glycémie à jeun. Ceci explique que 50% des diabétiques de type 2 présentent une complication vasculaire au Par Pr F. Ayad

 

Le diabète sucré est une maladie extrêmement répandue, dont le pronostic est conditionné à long terme, par la gravité des  complications dégénératives. Parmi celles-ci, les lésions du pied sont les plus fréquentes. Leur pronostic est redoutable, avec un risque non négligeable d’amputation. Le pied diabétique est un état pathologique aboutissant à la destruction tissulaire du pied, pouvant entraîner la survenue d’un grave état infectieux et aboutir à une amputation. Le risque d’amputation est multiplié par 10 à 15 chez les patients diabétiques. .L’enquête nationale menée en Algérie, portant sur 865 diabétiques, rapporte une prévalence de l’ulcère du pied de 11,9 %, un taux d’amputation de 6,7 % et des facteurs de risque de lésions de pied chez 58,4 %. La lésion du pied est liée à trois principaux facteurs, qui peuvent être isolés ou le plus souvent associés : l’artérite, la neuropathie et l’infection.

 

 La  neuropathie entraîne une perte de la sensibilité favorisant les zones de frottement et d’hyperpression et des troubles de la statique. Elle se manifeste par des fourmillements, un engourdissement, une impression de pieds morts, de marche sur du coton. Les douleurs sont parfois diffuses à type de brûlure, d’élancements, de picotements (aiguille, punaise..) s’exacerbant la nuit et  souvent atténuées par la marche, l’exercice musculaire. Toutes ces manifestations prédominent aux membres inférieurs.

L’infection se développe plus facilement chez le diabétique et surtout en cas d’ischémie. Elle est un facteur important d’auto-aggravation d’une ulcération. Les lésions du pied sont souvent occasionnées par des traumatismes mineurs. Les facteurs déclenchant les plus fréquents sont les chaussures inadaptées, une hygiène insuffisante, des soins pédicures mal faits, des sources de chaleur non perçues.

Par le Dr M. Arrar *

 

Avant les années 80, lorsqu’un patient se présentait à son médecin traitant avec une douleur de la poitrine, et pour peu qu’il dépasse la cinquantaine, une batterie extraordinaire d’examens médicaux était déployée, pour essayer de retrouver une origine à ses troubles ; et lorsqu’on ne trouvait pas, on pouvait dire que le trouble était certainement d’origine psychique. Mais si le même patient venait se plaindre de troubles sexuels, il était tout de suite orienté vers un psychiatre. Telle était la prise en charge des troubles sexuels. L’effet «Viagra» en 1998 a radicalement bouleversé les attitudes, et les troubles de la sexualité sont considérés comme un véritable baromètre clinique de l’état de santé et de la qualité de vie. Pour le diabétique, cet aspect est particulièrement important, puisque les troubles de l’érection par exemple sont un problème fréquent, qui augmente avec l’âge d’une manière un peu plus importante que la population générale, et qui est lié à l’équilibre du diabète. Cependant, ces troubles ne sont pas inéluctables et des thérapeutiques existent. L’impact négatif des troubles de l’érection chez le diabétique a été largement étudié et il déborde même la sphère sexuelle. Il va entraîner un sentiment de honte, de dévalorisation, de culpabilité et une «crise» d’identité masculine.

Le retentissement sur la vie de couple est important, mais le retentissement sur la vie sociale, relationnelle et professionnelle l’est tout autant avec une perte de la confiance en soi, diminution des capacités professionnelles etc…

 

Tabous sexuels

La femme du diabétique peut remettre en cause sa féminité, par la confusion entre manque d’érection attribuable à la maladie de son époux et manque de désir pour elle. Malgré les souffrances engendrées par cet état, peu de diabétiques en parlent spontanément à leur médecin, préférant de loin qu’il prenne l’initiative. En 2008, il est impensable que le médecin n’aborde pas ce sujet avec son patient diabétique et ceci pour plusieurs raisons : la première est que parler de sexualité n’est plus un tabou, l’OMS la reconnaissant depuis… 1974 comme partie intégrante de la définition de bonne santé; la seconde est qu’elle est l’opportunité de faire un bilan de santé, la troisième est qu’elle peut faire découvrir un diabète en étant la première manifestation de la maladie. Enfin, parce qu’actuellement, on sait que c’est une étape importante dans la maladie vasculaire et coronarienne. Les solutions pharmacologiques existent et l’amélioration de la dysfonction érectile améliore comme l’ont montré des études scientifiques, la qualité de vie du patient avec une diminution nette des scores d’anxiété, de dépression ou d’agressivité, une amélioration sensible des capacités intellectuelles et professionnelles. La fonction sexuelle des diabétiques doit être évaluée au moins une fois par an lors d’une consultation, plus de 85 pour cent des patients n’osant l’aborder avec le médecin traitant. Cette situation de «blocage» doit faire place à une situation plus proactive de la part du médecin : « les personnes présentant des troubles de la fonction sexuelle ont droit à un diagnostic et une prise en charge médicale correcte »

 

(International Council on Male Sexual Health, 2001).

* Service de médecine-interne A CHU Oran

 

La lésion débute par une ulcération limitée à un orteil sans infection, ou une ulcération infectée, une perte de substance avec infection, oedème, infiltration des parties molles pouvant s’étendre à tout le pied et la jambe, aboutissant à la gangrène diabétique.

En cas de lésions, le contrôle glycémique est indispensable, l’hyperglycémie étant responsable d’une diminution des capacités de défense naturelle antibactérienne par les globules blancs. Un cercle vicieux s’installe entre l’infection et l’hyperglycémie qui va se décompenser davantage. L’insulinothérapie optimale est indispensable. La vaccination antitétanique à mettre à jour et  l’arrêt du tabac est primordial.

 

La prévention permet de réduire de moitié les amputations du membre inférieur.

Elle passe par l’identification des facteurs de risque de lésions du pied et ce, par un dépistage systématique annuel chez tous les patients diabétiques. L’éducation des diabétiques et l’information des médecins généralistes sont le moyen d’intervention le plus important dans la prévention des lésions du pied. Il convient de procéder, une fois par an, à un examen clinique méthodique du pied pour dépister les sujets à risque de développer une lésion. Il convient à chaque consultation, chez les patients à risque, d’enlever chaussures et chaussettes pour inspecter le pied, rechercher petite lésion, troubles trophiques, fissures, rougeur, mycose..

Il convient, au minimum une fois par an, de rappeler les règles d’éducation du patient à risque concernant l’hygiène du pied.

Ainsi, tout diabétique doit être considéré comme un pied diabétique potentiel, en raison du cumul des facteurs de risque de lésions du pied. Il doit recevoir un enseignement adéquat pour son éducation, afin qu’il assure la protection de ses pieds qui passe par la connaissance des gestes à éviter et des conseils d’hygiène et de soins du pied (voir encadré «conseils aux diabétiques…»).

 

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est une affection causée soit par une défaillance totale du pancréas (diabète de type 1- insulinodépendant), ou une  insulino-résistance chez le diabétique (diabète de type 2, non insulinodépendant). La clé du mieux-être avec le diabète consiste à éviter les problèmes engendrés par une hyperglycémie prolongée (niveaux de glycémie élevés) ou des épisodes répétés  l’hypoglycémie (niveaux de glycémie faibles). Pour en arriver à un équilibre, le diabétique doit régler son comportement de tous les jours.

 

Comment est-il traité ?

Bien des gens croient que le traitement du diabète est très routinier, une fois que la bonne dose de médicament ou d’insuline a été déterminée. Malheureusement, la gestion est beaucoup plus compliquée que cela. Le traitement du diabète oblige de se plier à un programme quotidien d’administration de médicament ou d’insuline, de mesurer son taux de glycémie plusieurs fois par jour, de suivre un régime alimentaire spécifique et de faire des exercices physiques. Toutes ces tâches doivent se faire plusieurs fois par jour de manière très coordonnée. Le diabète est une maladie qui se gère principalement à l’aide d’un régime d’autogestion de la santé.

 

 

 Conseils pour la prévention des plaies du pied

Avoir une hygiène parfaite :

• Se laver les pieds au moins une fois par jour, plus souvent en cas de transpiration excessive de sport ou de travail.

• Utiliser un produit neutre, sans colorant ou parfum, type savon de Marseille. • Sécher soigneusement les pieds et les espaces Interdigitaux avant de mettre chaussettes ou bas et après chaque ablution. Protéger ses pieds :

• Ne pas être pieds nus. ni à la maison, ni sur la plage, ni en se baignant.

• Ne pas mettre de chaussures sans chaussettes ni bas.

• Choisir des chaussures de bonne qualité, sans coutures intérieures, à la bonne taille, couvrant le pied avec des semelles épaisses (protection contre les clous, punaises…).

• Acheter les chaussures en fin de journée (pieds plus gonflés) et les porter progressivement, en vérifiant l’absence d’ampoule ou de rougeurs les premiers jours en les enlevant.

• Porter en alternance deux paires de chaussures.

• Jeter les chaussures usagées qui risquent de blesser si le cuir est dur ou la doublure déchirée.

• Prendre l’habitude de passer la main dans les chaussures avant

de les mettre pour vérifier l’absence de corps étrangers.

• Changer de chaussettes ou de bas chaque jour, en choisissant des matières naturelles : coton, soie, fil d’Écosse, laine ou chaussettes transpiration.

 

Ce que l’on ne doit pas faire :

• Traiter une lésion même minime avec un produit coloré, type éosine, mercurochrome ou merfène, empêchant une bonne appréciation de l’évolution et de la cicatrisation.

• Coller directement sur la peau du sparadrap même hypoallergique

: Il existe maintenant des petits pansements pour la peau.

• Utiliser un produit désinfectant agressif (type merfène ou laisser dans une compresse un produit de ce type.

• Faire de l’automédication avec des produits réputés cicatrisants ou décapants : crème enzymes. etc…

• Mettre une crème hydratante qui favorise la macération. dans la journée surtout entre les orteils.

• Mettre du henné qui peut masquer une lésion ou être source

Le Quotidien d’Oran :La Journée mondiale du diabète novembre 12, 2008

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Le Quotidien d’Oran

Mercredi 12 novembre 2008

 

La Journée mondiale du diabète est une journée mondiale officielle des Nations Unies. La journée est célébrée chaque année le 14 novembre.

La date coïncide avec l’anniversaire de Frederick Banting qui, avec Charles Best, est le précurseur  de la découverte de l’insuline. Le logo de la Journée mondiale du diabète est le cercle bleu, le symbole mondial du diabète. Lancée en 1991, la Journée mondiale du diabète est une initiative de la Fédération internationale du diabète (FID) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), créée en réponse à l’inquiétude suscitée par l’incidence croissante du diabète dans le monde. La Fédération internationale du diabète organise la Journée mondiale du diabète, en détermine les thèmes, gère le site Internet, crée tout le matériel nécessaire et en assure la portée mondiale.

Le thème de la Journée mondiale du diabète 2007 et 2008 est le diabète chez les enfants et les adolescents. Le thème de 2009 à 2013

sera l’éducation au diabète et sa prévention.

Par Pr A. Cherrak *

 

 

Selon l’EHS (European Society of Hypertension) 71% des diabétiques traités reçoivent en plus un traitement antihypertenseur.

Cette prévalence de l’hypertension artérielle (HTA) peut même dépasser 90% quand le diabète se complique de micro ou  acroalbuminurie.

Dans la région d’Oran, cette prévalence a été estimée à 67,8% de la population diabétique. On rappellera que le diagnostic d’HTA repose sur la découverte d’une pression artérielle systolique ¦ à 140 mmHg et/ou d’une pression artérielle diastolique ¦ à 90 mmHg au cabinet médical à plusieurs reprises sur 3 à 6 mois chez le patient non diabétique.

On considère que chez le diabétique l’étape clinique est suffisante pour retenir le diagnostic d’HTA avec Pauvres et malades.

Par Ahmed Saïfi Benziane

 

 

La vie humaine a-t-elle un prix ? Elle paraît en tout cas avoir un coût. En Afrique, des milliers de personnes décèdent des suites de nombreuses maladies liées à l’état de pauvreté, particulièrement en milieu rural. Le SIDA, de même que d’autres maladies infectieuses se disputent la priorité dans les systèmes de gouvernance. Les politiques de santé, limitées à des considérations financières, ne pourront faire face aux dangers annoncés qu’en incluant leurs programmes dans l’espace réservé à la lutte contre la pauvreté. Les normes internationales de mesure de la pauvreté méritent une reconsidération des approches, jusque-là basées sur des statistiques erronées et souvent non déclarées, parce que méconnues. Si ces approches ont atteint leurs limites d’efficacité, il n’en  demeure pas moins que l’urgence dicte un programme adéquat avec l’appui de toute la communauté internationale. Avoir faim et soif, n’est mesurable que par le corps de celui qui subit la faim et la soif. Après le SIDA et le paludisme, qui ont coûté la fermeture de nombreuses écoles, le Diabète se place lui aussi parmi les priorités maintenant. Mal connu, peu dépisté, cette maladie insidieuse risque d’atteindre des proportions inquiétantes dans les vingt années à venir. Si l’on y ajoute la malnutrition qui doit s’aggraver avec les effets à termes de la crise actuelle, on peut, d’ores et déjà, prévoir une régression démographique dangereuse pour les pays africains. Comment un enfant né loin des progrès de la médecine, maintenu en situation de sous-être, ne demandant à la vie que

la joie qu’elle promet d’offrir, peut-il faire face à son diabète, alors qu’il ignore tout de sa maladie, jusqu’à la mort ? Quel est ce monde qui engloutit le budget d’un continent dans les guerres, et qui n’arrive pas à fournir quelques bandelettes à un village africain pour le dépistage d’une maladie qui tue ? Il y a certes un besoin d’évaluation de l’impact socio-économique du diabète dans les budgets nationaux, mais n’est-il pas devenu indispensable de porter un regard différent sur une « maladie du sucre » inconnue jusque dans les symptômes qui la caractérisent ? La prise en charge du diabète ne peut plus être considérée comme du seul ressort des ménages, mais plutôt de la communauté toute entière. Un diabétique doit être à la charge du budget de l’Etat quel que soit son statut social ou socioprofesionnel. Pour cela, l’action de sensibilisation, celle du dépistage systématique, sont à considérer comme actions structurées et inscrites dans les programmes de développement. Faute de quoi…

Si les gouvernements ne prennent pas de mesures pour améliorer l’accès aux soins et à une éducation à la santé préventive, les économies en difficulté s’enliseront encore davantage dans la pauvreté. Mais le lien entre la pauvreté et la maladie est à double tranchant, et c’est ce qui nous donne l’espoir pour l’avenir : une bonne santé n’est pas seulement une conséquence du développement, mais un moyen de l’atteindre».

 

Pr Jean-Claude Mbanya,

Président de la Fédération

Internationale de Diabète

(FID).

 

Mauritanie : Appel ADN aux autorités lors de la JMD novembre 7, 2008

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Le 20 décembre 2006, l’Assemblée Générale de l’ONU adoptait la Résolution 61/225 déclarant la date du 14 novembre Journée Mondiale du Diabète. Un agenda mondial de lutte contre le diabète avait été défini et tous les Etats Membres devaient mettre en œuvre des programmes nationaux de prévention et de traitement du diabète et de prise en charge des patients diabétiques.

diabeteLe 26 Juin 2008, l’Association des Diabétiques du Nord (ADN) avait lancé un Appel solennel aux Autorités du pays pour les inviter à mettre en application, dans des délais raisonnables, les dispositions de cette Résolution. Aucune mesure significative en faveur des diabétiques n’a été cependant adoptée à ce jour par les Pouvoirs publics. (Ci-joint l’Appel rédigé par l’ADN).

Le seul événement majeur de cette année dans ce domaine, qui mérite d’être salué, est la naissance du premier Réseau Mauritanien de Lutte contre le Diabète (RE.MA.L.DI.) le 19 juillet dans les locaux de l’OMS et qui regroupe les six associations des diabétiques du pays.

La célébration dans une semaine de la Journée Mondiale du Diabète sous le même thème que celui de 2007, « Le Diabète chez l’enfant et l’adolescent », offre à l’ADN une opportunité d’adresser à nos décideurs politiques les 4 messages clefs suivants concernant le diabète :
1. Le diabète connaît une progression alarmante dans le monde et la Mauritanie n’est pas épargnée.

• Il touche de plus en plus les jeunes. Chaque jour 200 enfants et adolescents de moins de quinze ans développent le diabète de type 1 et l’incidence du diabète de type 2 devrait croître de 50 % durant les 15 prochaines années dans cette tranche d’âge.

• L’OMS estime que le nombre de diabétiques pourrait progresser dans les Pays en Voie de Développement de 170 % d’ici 2025 et risque de toucher 220 Millions supplémentaires.

Aujourd’hui près de 250 Millions de personnes, dont 80 Millions dans les PVD, sont atteintes de diabète. En Mauritanie, l’Enquête Step Wise a révélé que près de 6 % de la population adulte de 15 à 64 ans, ayant fait l’objet de l’enquête, souffrait de Diabète.

• Les chiffres prévisionnels au niveau mondial évoquent un nombre qui pourrait atteindre voire dépasser 350 Millions pour 2025 dont près de 80% résideraient dans les pays en développement.

2. Le diabète est une maladie invalidante et potentiellement mortelle.

• Les complications à long terme du diabète sont nombreuses et peuvent être très sévères : infarctus, cécité, maladies rénales, amputations, neuropathie, accident vasculaire cérébral…

Par exemple les neuropathies diabétiques touchent près de 50% des patients et en 2005 toutes les 30 secondes, dans le monde, un diabétique se voyait amputé d’une jambe.

• Selon l’OMS le nombre de décès imputables au diabète dans le monde se situe autour de 4 Millions par an soit 9% de la mortalité totale et les 3/4 des décès de diabétiques de moins de 35 ans sont dus à leur maladie.

• En 2025, le diabète sera l’une des principales causes d’incapacité et de décès dans le monde.

3. Le diabète est une maladie coûteuse pour le malade, sa famille mais aussi pour le pays.

• Aux Etats-Unis d’Amérique, le coût global (direct et indirect) du diabète a été estimé pour 1997 à 98 Milliards de dollars US. En Inde la prise en charge d’un diabétique, au sein d’une famille modeste, peut représenter 25 % des revenus familiaux.

• Chez nous, certains patients dépensent mensuellement plus de la moitié du montant du SMIC actuel seulement en médicaments et dispositifs médicaux. Les frais hospitaliers, les examens de laboratoire ou bien les Soins à l’étranger sont hors de portée des Smicards et grèvent dramatiquement les budgets de nombreuses familles

• Les congés de maladie, les incapacités, les mises à la retraite anticipée, les décès prématurés liés au diabète sont autant de causes de la perte de productivité pouvant entraver le développement économique et social d’un pays.

Selon le Pr Pierre Lefebvre, ancien président de la Fédération Internationale du Diabète : « s’il n’est pas contrôlé, le diabète menace d’écraser les soins de santé dans plusieurs pays et de saper les acquis économiques dans les pays en développement ».

4. Le diabète peut être évité, ses conséquences immédiates ou à plus longue échéance contenues, diminuées ou retardées.

• La prévention primaire consiste à protéger les sujets à risque contre l’apparition du diabète de type 2 par des modifications de leur mode de vie en s’appuyant sur une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 25 kg/m2, l’absence de tabagisme ; et par des programmes éducatifs continuels dans les établissements scolaires et à travers les médias.

• La prévention secondaire repose entre autres sur la prévention, le dépistage, les traitements précoces et appropriés de certaines complications comme l’hypertension artérielle, la rétinopathie, l’ulcération et l’amputation des pieds, les maladies rénales…

• En plus de l’approche multidisciplinaire des soins, il est indispensable que les personnes atteintes de diabète puissent acquérir des connaissances et des compétences idoines pour prendre en charge leur maladie afin de mener une existence saine et bien remplie.

Il est malheureux et inadmissible de constater que pour le plus grand nombre de nos compatriotes et au plus haut niveau de la sphère des décisions, le diabète reste encore de nos jours méconnu voire ignoré. Un diabétique inspire au mieux une compassion teintée de fatalisme et au pire un rejet craintif comme s’il s’agissait d’une maladie transmissible.

Etant donné que tout gouvernement a la lourde responsabilité de garantir et de protéger le droit à la santé de ses populations en leur assurant des prestations sanitaires et sociales adéquates, l’Association des Diabétiques du Nord (ADN), conformément à la Résolution 61/225 de l’ONU, réitère son appel aux Autorités du pays pour la mise en place, avant la fin de cette année, d’un Programme National de Lutte contre le Diabète et l’Obésité.

Nouadhibou, le 07 Novembre 2008

Issa Mamadou DIOP

Président ADN

Célébration de la Journée mondiale de la vue • Soutien aux populations pour les aider à prévenir et traiter les maux liés à la perte de la vision octobre 11, 2008

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C’est hier que la communauté internationale a commémoré la Journée mondiale de la vue. Dans le cadre de cette commémoration, plusieurs manifestations ont été organisées au Programme national de lutte contre la cécité, sous la présidence du ministre de la Santé Publique, M. Issa Lamine.

Au cours de cette commémoration qui a été marquée par la visite de la délégation officielle dans les boxes de consultations ophtalmologiques et les stands de jeux de  »quitte ou double » et du camion bloc opératoire, le Coordonnateur du Programme National de Lutte contre la cécité, Dr Amza Abdou, a expliqué que selon l’enquête de 1987, le taux de prévalence de la cécité au Niger est de 2,2%, tout en précisant que pour l’OMS, ce taux doit être inférieur ou égal à 0,5%.

Ce qui correspond à environ à 300 000 personnes aveugles dans notre pays. Parlant des principales causes de cette situation, il a cité la cataracte, qui est un vieillissement de l’oeil après 60 ans, le trachome ou maladie infectieuse de l’oeil où l’enquête a démontré que ce sont les régions de Zinder, Diffa et Maradi qui sont les plus endémiques.

A la veille de cette commémoration, le ministre de la Santé Publique, M. Issa Lamine, a livré un message dans lequel il a évoqué le problème de la cécité dans notre pays et les efforts faits par son département ministériel pour circonscrire les risques qui y sont liés.

Parlant de cette Journée, le ministre de la Santé Publique a souligné que le thème de cette édition 2008”. Les regards tournés vers le futurvision et vieillissement « , vise à sensibiliser les populations davantage sur la prévention et le traitement de la perte de la vision. Il a en outre rappelé que 161 millions de personnes souffrent de déficiences visuelles dans le monde dont 124 millions souffrent d’une baisse de vision et 37 millions sont aveugles. On s’attend à ce que ces chiffres doublent d’ici à 2020 en raison de l’accroissement démographique et du vieillissement des populations, aggravant encore une immense tragédie humaine.

Et 80% des personnes devenues aveugles ont plus de 50 ans. Mais les 75 % des cécités peuvent être traitées ou prévenues. Selon le ministre Issa Lamine, dans le monde, les personnes vivent de plus en plus longtemps, et de ce fait le nombre de personnes atteintes de cataracte, de glaucome, de décollement de rétine, de dégénérescence maculaire liée à l’âge augmente. Il a aussi expliqué que la cataracte liée à l’âge est la première cause de cécité dans le monde avec 48%, c’est-à-dire environ 18 millions de personnes. Aucune prévention de la cataracte n’est possible pour le moment. Le traitement de la cataracte est une opération chirurgicale qui donne de très bons résultats visuels.

Quant au glaucome, il a expliqué que c’est un groupe de maladies oculaires ayant en commun une perte acquise caractéristique des cellules ganglionnaires et une atrophie du nerf optique mis en évidence par une perte de la sensibilité du champ visuel et conduisant à long terme à une déficience visuelle irréversible. Le nombre de personnes aveugles en raison d’un glaucome est de 4,5 millions et représente plus de 12% de la cécité mondiale. Il est souvent asymptomatique.

La lutte contre cette maladie sera axée sur le dépistage et la prise en charge des cas, a précisé le ministre de la santé publique. La D é g é n é r e s c e n c e Maculaire liée à l’âge (DMLA) correspond à des lésions de la rétine, dégénératives, non inflammatoires, acquises, survenant sur un oeil auparavant normal, apparaissant après l’ âge de 50 ans, entraînant une altération de la vision centrale. Actuellement, on sait que la DMLA est vraisemblablement secondaire à la dégénérescence de l’épithélium pigmentaire rétinien, a dit le ministre.

Quant à la rétinopathie diabétique, elle regroupe les lésions de la rétine caractéristiques chez les personnes ayant un diabète sucré depuis plusieurs années. Elle constitue une cause majeure de déficience visuelle à hauteur de 4,8% des causes de cécité.  » Pour revenir au thème de la présente journée, le plan national vision 2020 élaboré en 2006 met l’accent sur la prise en charge de la cataracte, du glaucome et des troubles de la réfraction, trois volets importants concernant les personnes âgées.

Et grâce aux partenaires au développement, nous devons d’ici 2020, éliminer toutes les causes de cécités évitables dans notre pays. Avec l’implication de SEM. Mamadou Tandja, Président de la République, à travers son Programme spécial, la lutte contre la cécité permet chaque année de restaurer la vue à des milliers de personnes. Je réaffirme la volonté de notre pays à s’inscrire résolument aux objectifs de vision 2020 pour l’élimination de toutes les causes de cécités évitables”, a conclu le ministre de la Santé Publique.

Ousmane Fatouma Saley

Source : Sahel Dimanche

Santé : la femme congolaise sensibilisée sur le diabète juillet 31, 2008

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Santé : la femme congolaise sensibilisée sur le diabète

A l’occasion de la journée panafricaine de la femme célébrée, le 31 juillet, la ministère de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Jeanne François Lékomba Louméto a organisé une causerie-débat sur le diabète. A cet effet, les femmes ont été sensibilisées sur le diabète en Afrique et au Congo.

Cette journée a été placée sous le thème « Paupérisation du continent, quel développement économique pour l’Afrique ? Défis et enjeux». Les deux exposés qui ont ponctué cette causerie-débat portent sur les thèmes : « Le diabète, et la paupérisation du continent, quel développement économique pour l’Afrique ? Défis et enjeux ».

Ces thèmes ont été développés respectivement par le professeur Henri Germain Monabeka et M. Jean Pierre Rufin Makita. M. Monabeka a informé les participants des différents types de diabète, de la prévention du diabète sucré et de ses complications. Il a fait savoir qu’en 2025, le monde entier atteindra 300 millions de diabétiques.

« Le diabète est une maladie silencieuse qui tue », a souligné l’orateur, invitant les participants à se faire dépister, à éviter les aliments riches en sucre, et surtout à pratiquer des activités physiques.

Pour le deuxième intervenant, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) est l’une des portes de sortie de l’état de pauvreté dans lequel l’Afrique se trouve.

Instituée en 1962, date de création de l’Organisation panafricaine des femmes (OPF), la célébration de la Journée panafricaine des femmes correspond cette année au 45ème anniversaire de cette organisation continentale.

Le thème retenu répond à la préoccupation des Africaines qui restent très vulnérables face à la pauvreté. L’organisation panafricaine entend mobiliser les femmes et les gouvernements en faveur du développement.

Mme Lékomba Louméto a appelé les femmes à une véritable mobilisation afin de relever les défis qui se posent au continent.

«L’Afrique au tour de l’idéal d’égalité, du développement et de paix, appelle à la participation effective des femmes africaines au développement socioéconomique et culturel de leur pays, promouvoir les droits de l’homme, en vue de l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes», a-t-elle indiqué.

La journée panafricaine de la femme donne l’occasion de penser aux pionnières du panafricanisme et celles qui ont joué un rôle déterminant dans l’accession des pays africains à l’indépendance et dans l’émancipation des Africaines. Ces femmes visionnaires ont su créer la dynamique aux côtés des grands hommes de leur temps pour une Afrique libre et prospère.

L’Organisation panafricaine de la femme (OPF), à l’origine appelée « Conférence de la femme africaine », est née dans un contexte où la moitié du continent était encore sous la domination coloniale. La volonté de ces pionnières était de créer un forum qui servira de cadre de mobilisation des femmes africaines pour le processus de décolonisation.

GABON : JOURNÉE MONDIALE DU DIABÈTE novembre 15, 2007

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Un lot de médicaments remis au Centre national de diabétologie pour renforcer le traitement

La dotation, remise à titre symbolique hier matin au CHL par le secrétaire général du ministère de la Santé publique, Jean-Baptiste Ndong Obiang, aura pour but d’aider à initier le traitement à l’hôpital chez les patients démunis pour une période de trois mois..

PAR une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies, notamment 61 /225M, votée le 20 décembre 2006, le 14 novembre de chaque année a été retenu comme journée mondiale du diabète.

La manifestation prend effet dès cette année, avec un thème fort évocateur d’une réalité: « Le diabète chez les enfants et les adolescents »

Le Gabon s’est joint à l’ensemble des pays et des agences du système des Nations unies pour commémorer cet évènement qui sera déployé sur trois axes. Il s’agit d’une campagne d’affichage dans les centres de santé maternelle et infantile du Centre hospitalier de Libreville (CHL),. Lalala, Awendjé, la Peyrie et Okala, ainsi que d’un dépistage gratuit de diabète et d’hypertension le samedi 17 novembre prochain dans les centres cités plus haut de sept à douze heures.

Hier déjà, cette série de manifestations a été lancée au centre national de diabétologie du CHL, au cours d’une cérémonie solennelle marquée par une remise de médicaments antidiabétiques. La dotation, remise parle secrétaire général du ministère de la Santé publique, en lieu et place du ministre d’Etat PauIette Missambo, empêchée, aura pour but d’aider à initier le traitement à l’hôpital, chez les patients démunis, pour une durée de trois mois.

Ce qui, comme l’a souligné le S.G, constituerait pour les bénéficiaires une épargne de 50.000 francs par mois.

Le lot est constitué de trois cents boîtes d’insuline Actrapid HM, deux cents paquets ,d’insuline Mixtard 30, deux mille seringues à insuline et deux cents boites de 100 comprimés de Metformine 850.

« C’est le lieu de remercier vivement tous les partenaires pour leur appui constant dans cette lutte, a savoir l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Lions club et les laboratoires Sanofi Avenus. Je saisis cette occasion pour encourager la mise en place et / ou la redynamisa6on d’associations nationales ou régionales de lutte contre le diabète » a souligné Jean-Baptiste Ndong Obiang.

Le Dr. Eric Bayé, directeur du Programme national de lutte contre le diabète et les maladies cardiovasculaires, a émis le voeu que les maladies chroniques due sont l’hypertension artérielle et le diabète puissent faire l’objet de gratuité dans leur prise en charge et, surtout ,en ce qui concerne les médicaments par la création d’une banque à insuline, antidiabétiques et hypertenseurs. Ce serait, selon lui, la seule solution pour enrayer la morbidité.

En Afrique, selon les estimations faites par Dr. Lucille Imboua Niava, représentant par intérim de l’OMS et coordinatrice de l’équipe interpays d’Afrique centrale, la fréquence du diabète est évaluée entre 1% et 6% de la population subsaharienne et 6% et 10% en Afrique du sud.

Au Gabon, le nombre de diabétiques, estimé à 2% de la population totale, est en nette croissance, et le coût d’une hospitalisation en termes de dépense de santé, à savoir médicaments indispensables, seringues, bandelettes, est relativement élevé, surtout pour les enfants, qui sont tous sous insuline.

Source : Journal L’Union Plus du 15/11/2007

Diabète : Moyen-Orient et Afrique dans l’œil de l’épidémie janvier 6, 2007

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LIBREVILLE, 6 janvier –

Chaque minute dans le monde, 6 personnes meurent du diabète… Directement, ou indirectement par suite d’une complication. Au total, cette maladie serait donc à l’origine de près de 4 millions de décès par an ! C’est-à-dire autant que le SIDA… Ces chiffres sont avancés par l’Organisation mondiale de la Santé et par la Fédération internationale du Diabète, la FID. Une véritable hécatombe, qui d’ailleurs n’est pas près de s’arrêter.

Diabète : Moyen-Orient et Afrique dans l’œil de l’épidémie janvier 2, 2007

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Chaque minute dans le monde, 6 personnes meurent du diabète… Directement, ou indirectement par suite d’une complication. Au total, cette maladie serait donc à l’origine de près de 4 millions de décès par an ! C’est-à-dire autant que le SIDA… Ces chiffres sont avancés par l’Organisation mondiale de la Santé et par la Fédération internationale du Diabète, la FID. Une véritable hécatombe, qui d’ailleurs n’est pas près de s’arrêter.

Au contraire même, puisque la prévalence du diabète à l’échelle mondiale progresse de façon alarmante. En 2000, il y avait environ 171 millions de diabétiques. Ils sont aujourd’hui 246 millions. Et d’ici 2025, ce chiffre devrait atteindre 380 millions ! En cause pour l’essentiel, une hygiène de vie insuffisante…

La FID est catégorique, « 80% des diabétiques sont également obèses ». D’où l’importance d’une meilleure hygiène de vie : une alimentation équilibrée pour contrôler le taux de sucre dans le sang (la glycémie), une meilleure gestion des stress, un suivi médical de qualité, l’arrêt impératif du tabac et, bien sûr, une activité physique régulière…

En fait, il existe deux diabètes -les diabètes de types I et II- qui recouvrent des maladies différentes. Le premier, qu’on appelait autrefois le diabète insulinodépendant, correspond à un déficit de la production d’insuline dans le corps. Il se manifeste dès le plus jeune âge mais est très minoritaire : environ 10% des cas de diabète dans le monde. Le diabète de type II, lui, apparaît plus tard dans la vie et ne cesse de s’étendre.

Trop sucré, le monde arabe !

Or le monde arabe est frappé de plein fouet par ce fléau. Au Moyen-Orient, 9,2% de la population en serait atteinte. Soyons-en conscients, c’est le record mondial. Et près de 50% des 40-59 ans seraient touchés. Pour en revenir au monde arabe, plus de 24% des Qataris seraient diabétique. Pratiquement une personne sur quatre !

Quant aux pays du Maghreb, ils ne sont pas en reste. L’OMS estime qu’au moins 4,5% des plus de 20 ans y sont atteints de diabète de type II. Un pourcentage qui devrait monter à 6% voire 7% dès 2025. Au Maroc, c’est 8 % de la population qui en souffrirait. Soit 2 millions et demi de personnes sur un total de 30 millions.

Cette forme de diabète apparaît généralement autour de la quarantaine, mais la tendance est très marquée depuis quelques années, au « rajeunissement » de ces malades. Il y a désormais bien des adolescents qui présentent la maladie sous cette forme. En cause semble-t-il, la progression des modes alimentaires américains, extrêmement déséquilibrés.

Car le diabète de type II ne correspond pas à un manque d’insuline mais à un défaut dans l’utilisation de cette dernière par l’organisme. Ce diabète, souvent appelé « gras », est étroitement lié à notre mode de vie. Notre sédentarité croissante est aggravée par une alimentation trop riche en graisses et en sucres. Avec à la clé de sérieuses complications vasculaires et cardiaques.

Afrique : 15 millions de diabétiques en 2025

Le continent africain n’échappe pas à la montée en puissance du diabète dans le monde. Déjà durement touché par le SIDA et le paludisme, il doit aujourd’hui faire face à un nombre croissant de diabétiques. Comme en Ouganda, qui compte plus d’un million de malades sur une population de 28 millions ! En cause nous l’avons vu, la généralisation du mode de vie occidental. Avec son corollaire, l’obésité.

En 1972, seuls 254 Ougandais souffraient de diabète. Comme ils sont désormais plus d’un million, il n’est pas étonnant que le ministère de la santé estime que « le problème est sérieux. Les gens ont changé leur style de vie, déclarent les autorités. Ils font moins d’exercice physique. Au lieu de marcher, ils prennent leur voiture ».

Et comme dans les pays les plus riches, un malade sur deux ignore qu’il est diabétique. A en croire un spécialiste ougandais, « la seule explication à cette quasi épidémie de diabète tient aux changements de régime alimentaire et à la sédentarité ». Il n’y aurait donc pas de spécificité propre à la population ougandaise ?

Ougandaise, peut-être pas. Mais africaine, cela se pourrait bien. Les spécialistes évoquent de plus en plus un diabète de type 1B, connu sous le nom de « diabète africain ». De quoi s’agit-il au juste ?

Il s’agit d’un diabète atypique, qui touche particulièrement les femmes et les hommes d’origine sub-saharienne. La maladie, qui ressemble au départ au diabète de type 1, évolue ensuite progressivement vers un diabète de type II.

D’après le Pr Jean-François Gautier, diabétologue à l’hôpital Saint-Louis en France, le continent africain « doit faire de la prise en charge du diabète une priorité de santé publique au même titre que le SIDA, la tuberculose et le paludisme. » Et pour cause. Comme dans les pays riches, le nombres des personnes en surpoids ou obèses explose. La Fédération internationale du Diabète estime que le nombre des malades passera de 7 millions en 2003 à 15 millions en 2025 !

Le problème, c’est que le continent noir n’est pas préparé pour relever ce défi de santé publique. Manque de structures adaptées, de personnel qualifié, de moyens pour dépister la maladie… L’Afrique peine à contenir l’épidémie. Or justement, la prise en charge du diabète passe d’abord par le dépistage !

Seule une prise en charge rapide – régime alimentaire adapté, traitement anti-diabétique – et un contrôle précoce du cholestérol préviendront les risques vasculaires liés à la maladie. Sans oublier bien sûr, de traiter votre diabète et de surveiller vos yeux… et pieds. Le diabète provoque en effet des complications vasculaires qui peuvent rendre aveugle. Et il augmente aussi très considérablement les risques de développer une plaie, avec des complications sérieuses… Celles-ci peuvent aller jusqu’à l’amputation. D’abord d’un pied, puis d’une jambe, puis de l’autre… Vous êtes diabétique ? Faites examiner vos pieds au moins une fois par an par votre médecin.

Et puis… lancez-vous dans le sport !

Car contrairement aux idées reçues, les diabétiques doivent faire du sport. Surtout s’ils sont en surpoids. Marcher, courir ou jardiner, bouger un minimum permet de baisser la glycémie, le taux de sucre dans le sang. Pour les diabétiques, c’est un souci majeur. Or il ne peut être réglé par les seuls régimes alimentaires, si équilibrés soient-ils.

Si vous souffrez d’un diabète de type II, vous n’avez besoin de prendre aucune précaution particulière. Hormis comme tout un chacun, une visite médicale préalable. Pour les diabétiques de type I en revanche, la dépense supplémentaire d’énergie peut poser problème. Mais ne vous inquiétez pas ! Le médecin vous proposera un régime adapté. Avec au menu des glucides complexes – pâtes, féculents… – avant l’effort, et des glucides simples pendant l’effort s’il doit être prolongé.

Quant au choix du sport, l’éventail est large. Natation, cyclisme, gymnastique… n’hésitez pas à vous lancer. Votre corps n’attend que ça ! Pensez aussi aux petits « trucs » qui font la différence. Par exemple de bouder la voiture, de monter les escaliers ou de descendre un arrêt de bus avant le vôtre pour continuer à pied… Le tout bien sûr, sans cigarette.

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