Diabète et risque cardio-vasculaire novembre 22, 2009
Posted by rejad in news.trackback
L’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (AVC) et l’artériopathie des membres inférieurs surviennent fréquemment chez les diabétiques.
Cette grande fréquence de la maladie cardio-vasculaire compte pour la plupart des hospitalisations des diabétiques avec complications chroniques du diabète.
Plus de la moitié des diabétiques développent une coronaropathie dont la moitié environ ont une ischémie (infarctus du myocarde le plus souvent sans douleur) non diagnostiquée, et 80% d’entre eux développent des plaques coronaires, et 30% d’entre eux ont des anomalies à l’examen écho-doppler des artères des membres inférieurs.
La maladie cardio-vasculaire peut déjà être présente lors de la découverte du diabète.
Les études d’incidence sur un suivi de 10 ans ont montré qu’un diabétique sur 10 développera un infarctus du myocarde, qu’un sur 10 fera un AVC, et qu’un sur 20 développera une claudication intermittente.
Le risque d’athérosclérose et de maladie cardio-vasculaire est nettement plus élevé chez les diabétiques que chez les non diabétiques, les femmes ayant un risque relatif plus grand que les hommes.
Le risque rapporté au diabète est indépendant des autres facteurs de risque traditionnel (âge, dyslipidémie, hypertension artérielle, tabagisme…)
De nombreuses études on montré que le risque de maladie coronaire chez les diabétiques est équivalent au risque que confère déjà la survenue d’un infarctus du myocarde chez des sujets non diabétiques.
L’athérosclérose coronaire est plus sévère chez les diabétiques, et ceci contribue probablement au mauvais pronostic après la survenue d’un infarctus du myocarde chez les diabétiques.
De même, le pronostic d’un AVC est plus sombre chez le diabétique, et c’est sans surprise que la maladie cardio-vasculaire représente la première cause de décès au cours du diabète, représentant environ 40% de toutes les causes de mortalité.
Réduire le risque cardio-vasculaire est le challenge majeur dans la prise en charge du diabète et est essentiel pour améliorer la qualité et la durée de vie des diabétiques.
Le profil de risque cardio-vasculaire conféré par le diabète dépend non seulement des anomalies de la glycémie (et de l’insulino-résistance) mais également du développement et de la progression de l’athérosclérose.
Les mécanismes proposés par l’European Guideliness comprennent :
- le stress oxydatif conduisant à la dysfonction endothyéliale
- les désordres lipidiques habituellement rencontrés chez les diabétiques (hypertriglycéridèmie, HDL-Cholestérol bas..)
- le processus athérogène et thrombose
- l’hyperglycèmie
- l’insulino-résistance conduisant à une altération de la vasodilatation de l’endothélium, une inflammation de la paroi vasculaire et finalement à l’athérosclérose
- l’hypertension artérielle.
Au regard de ces quelques données, il, apparaît clairement que le risque cardio-vasculaire du diabétique est significativement plus élevé que celui du patient non diabétique
Ceci tient, pour une grande part, à l’existence de multiples facteurs de risque cardio-vasculaires coexistant avec le diabète.
Il importe donc, d’appréhender le risque cardio-vasculaire dans sa globalité, à savoir la prise en charge de tous les facteurs de risque cardio-vasculaires pouvant se retrouver chez le diabétique (hyperglycémie, dyslipidémie, hypertension artérielle, obésité, sédentarité, tabagisme… )
A. Cherrak Professeur en Médecine-Interne-Diabétologie. E.H.U.Oran










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